DIDIER VAN CAUWELAERT – ON DIRAIT NOUS

Ou les limites de la transmission.

Étonnant, voilà le premier mot qui me vient après avoir fini la dernière page du livre de Didier Van Cauwelaert.

Et au vu de la difficulté qu’il y a à écrire son nom, il fallait qu’il soit drôlement bien pour trouver sa place ici !

Didier (…), désolée de tant de familiarité, nous embarque avec brio au sein même de l’amour de l’autre, du peuple et de la transmission. C’est l’occasion pour le lecteur de découvrir une partie de la culture des indiens Tlingits -décidément, je bute sur les noms-, de parler de la réincarnation, de l’amour, des pissenlits à caoutchouc et des conséquences de tout ça.

Et il y a plus. Ce livre est aussi un labyrinthe humain qui entremêle des personnages complexes, et quand le lecteur pense enfin connaître quelqu’un, le voilà qui débouche sur une impasse.

Voilà ce que j’ai préféré dans ce livre, les surprises. On s’attend à un plan à quatre et non, on parle de réincarnation, on imagine un vieux dépressif, il s’avère que c’est un manipulateur égocentrique, on se dit qu’on a enfin tout compris… et bien pas du tout ! Voilà qui est rafraîchissant. Le rythme est parfait, on ne s’ennuie jamais et en plus on se cultive.

Un roman sympa pour bien commencer cette rentrée !

Editions Albin Michel