GILLES MARCHAND – UNE BOUCHE SANS PERSONNE
Où comment est redéfini le jeu du foulard.
Un premier roman incroyable, où, au fil des pages se tissent l’Histoire et l’histoire, toutes deux unies pour le meilleur et pour le pire.
Comme il est bon de lire, de ressentir et de vivre d’autres vies, aussi douloureuses soit elles. Non pas parce que la douleur rend vivant, mais parce que la douleur rappelle au souvenir.
Des souvenirs marqués par les guerres, même celles que nous n’avons pas vécu. Face à la douleur, nous ne pourrons jamais travestir, déguiser ou amoindrir les faits car elle rapppele à tous la vérité, l’inhumain, l’inénarrable. L’écrivain, Gilles Marchand est ici le messager de cette douleur, de ces cris qui n’ont jamais trouvé écho.
Ecrire, lire et vivre. Les histoires bien racontées, même tragiques, nous redonne goût à l’essentiel : l’élan de vie.
Ce roman en est l’exemple parfait. Un homme, un comptable, un habitué vient tous les jours dans le même bar, avec sur sa bouche un foulard. Il ne l’enlève jamais, il a construit sa vie autour de celui-ci. Et pourtant un jour… le masque tombe. Aura-t-il la force de raconter inénarrable ?
Un écriture drôle et touchante. Parfaite.
Un auteur qui a gagné le droit de citer Romain Gary, si tant est que ce soit un droit, et si tant est qu’il se gagne.
Une fantaisie qui travesti la réalité, un hommage au roman serpent, au trapéziste du sac poubelle, à ces enfants qui ne naîtront jamais. Hommage au bistrot, pilier de toutes les histoires.
Bref, vous l’aurez compris, n’attendez plus une minute et courrez l’acheter. Il est en vente dans toutes les bonnes libraires.
Editions : Au forges de Vulcain



